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Résultats de l’Innovation Day 2020

Résultats de l’Innovation Day 2020

Du mardi 21 au jeudi 23 avril avait lieu l’Innovation Day 2020. L’occasion pour 12 équipes d’étudiants en M1 de booster leurs projets d’innovation. Une IA d’analyse d’images médicales a particulièrement retenu l’attention du jury

Pendant deux jours, les étudiants d’Efrei Paris étaient invités à voter pour l’Innovation Day 2020. Une édition 100% en ligne de la compétition du meilleur projet d’innovation M1. Étudiant.e.s, alumnis, entreprises partenaires étaient invités à choisir leur projet préféré parmi douze équipes retenues. Ces équipes sont :

  • Beelive – Ruche connectée et intelligente
  • LIA – IA pour lutter contre le harcèlement scolaire
  • Medecin’AI – IA et analyse d’images pour la détection de tumeurs
  • Vision’ere – Objet intelligent d’assistance aux malvoyants
  • My medicin – IA et text-mining pour la sécurité des prises de médicaments
  • YourLung – IA pour l’évaluation du risque de maladies pulmonaires
  • Opti’s cool – Optimisation de l’utilisation de ressources à la base d’informations dispersées
  • Predex – Détection des meilleurs emplacements d’investissement pour un secteur d’activité donné (Boulangerie, Restaurant, Hostellerie … ).
  • SportTouch – Création d’événement sportifs partagés
  • Uman – IA reconnaissant les connexions frauduleuses Internet des bots
  • Terrapreta –  Simulation d’un système de cultures agricoles
  • GREEN EYES –  IA d’accompagnement d’entreprises pour optimiser leurs projets à objectif social et l’impact sur leur image de marque.

Chaque équipe a retenu l’attention d’un large jury. Parmi les entreprises partenaires, l’Innovation Day pouvait compter Almond, Axileo, Ceritek, Elcimaï, Elsys Design, Gandi.net Haley’s Digital, Insep, Log, Mc2i, Omnilog, Ozitem et Soat. Autant d’entreprises vers lesquelles les équipes pourront se tourner pour mettre à bien leurs projets.

Le 27 avril dernier, Andreas Topp, directeur du fond de dotation Human’IT, publie sur son LinkedIn les résultats de la compétition. Ainsi, les projets retenus par le jury sont les suivants.

Vision’ère pour le prix de la communication Innovation Day 2020

l'Innovation Day 2020
Image tirée du pitch de Vision’ère

« Vision’Ère est un moyen d’assistance aux personnes malvoyantes. C’est un dispositif discret qui dispose des fonctionnalités telles que la reconnaissance faciale, de code barre et la lecture de texte. »

LIA, le coup de cœur du jury

l'Innovation Day 2020
Image tirée du pitch de LIA

« LIA est un chatbot conçu pour lutter contre le harcèlement scolaire (collège et lycée). Ce dispositif permettrait aux témoins ainsi qu’aux victimes de signaler des cas de harcèlement aux autorités compétentes. Aussi, le but de cet outil serait de compléter et d’apporter un soutien au numéro vert (3020). »

YourLung en 3e position

l'Innovation Day 2020
Image tirée du pitch de YourLung

« Notre projet a pour objectif de déterminer l’état de santé respiratoire de l’utilisateur en s’appuyant sur la technologie de machine learning. Nous avons comme principale cible les personnes atteintes de maladie respiratoires chroniques comme l’asthme. Cela pourra servir d’outil aux médecins leur facilitant le diagnostic. »

Terrapreta en seconde place

l'Innovation Day 2020
Image tirée du pitch de Terrapreta

« La plateforme Terrapreta donnera aux particuliers la possibilité de réaliser un projet de culture; simuler l’évolution de leurs plantes tout en s’informant et en obtenant des conseils n’aura jamais été aussi simple! »

MedecinAI remporte l’Innovation Day 2020

l'Innovation Day 2020
Image tirée du pitch de MedecinAI

« MedecinAI est un outil médical aidant les praticiens à trouver la localisation de tumeurs cérébrales en analysant des scans de cerveaux, de manière plus efficace et plus rapide. »

La Spring School, au cœur d’Efrei International

La Spring School, au cœur d’Efrei International

Du 23 février au 20 mars, Efrei International organisa l’édition 2020 de sa Spring School. Chaque année, l’association retrouve des étudiants japonais de la Nagoya Institute of Technology. Céline Ye, la présidente sortante, Yiman Lin, la présidente entrante et Nicolas Montero-Fraysse, le vice-président entrant, nous ont dévoilé les secrets d’un de leurs événements les plus mémorables.

Efrei International est l’association accueillant les étudiants internationaux venus à l’Efrei. Chinois, étudiants d’Erasmus, mexicains… Tous les étudiants venus d’ailleurs, à l’exception des africains depuis la création d’Efreika il y a 2 ans, sont accueillis par Efrei International.

Leur objectif : faire découvrir aux étudiants étrangers la culture française. Participation au WEI, organisation de cocktails internationaux, nouvel an chinois, chandeleur, épiphanie… Efrei International veut partager le maximum de choses avec ces visiteurs venus en France.

Spring School
L’équipe de la Spring School et les étudiants devant le Louvre © Efrei International

Faire découvrir la France pendant 1 mois avec la Spring School

Cette année, la Spring School s’est tenue du 23 février au 20 mars. L’équipe d’Efrei Int’ se charge d’étudiants japonais, venus de la Nagoya Institute of Technology (NIT) au Japon. Le partenariat s’est fait avec cette université pour permettre à ses étudiants, pendant leurs vacances, de venir en France pour découvrir la culture et prendre quelques cours de français et d’informatique.

C’est plus ou moins la même chose pour le partenariat de l’école avec une université à Xi’an en Chine. Une dizaine d’efreiens vont là-bas en été pendant deux semaines afin de valider leur SWIM.

Spring School
© Efrei International

Leur promotion est équivalente à notre L3, et ils viennent tous les ans, sur la base du volontariat. « Pour beaucoup d’entre eux, c’est la première fois qu’ils découvrent un autre pays » nous avoue Céline. Certains d’entre eux en profitent pour visiter l’Europe, en allant en Italie, en Angleterre ou en Belgique.

Hors des sentiers battus, des soirées informelles se sont tenues entre membres de l’association et étudiants. Le dimanche 15 mars, quelques jours avant leur départ, les japonais ont invité des membres de l’équipe dans leur hôtel pour une soirée entre amis. « On veut vraiment sortir du cadre scolaire et faire des activités entre potes » nous affirme Nicolas.

Beaucoup de sorties pour la Spring School

Dès leur arrivée l’aéroport, l’équipe d’Efrei International a pu guider les étudiants japonais jusqu’à leur hôtel. Les premiers jours ont été mouvementés : histoires de McDonald’s fermés, RER B coupé à leur venue, rencontre avec un alumni de l’Efrei dans un bus…

L’équipe a un planning bien chargé pour les quelques semaines de leur voyage. Visite du château de Versailles, marathons de musées à Paris, petit détour à Disneyland Paris, dîner à 1h du matin dans un kebab… un voyage inoubliable pour les étudiants internationaux.

Spring School
Les étudiants à Disneyland Paris © Efrei International

Ils ont pu découvrir les joies de la flammekueche au Flam’s, une chaîne de restaurants alsaciens avec laquelle l’association a pu avoir des réductions. Une visite à la tour Eiffel s’est imposée ainsi qu’à l’Arc de Triomphe. Leur séjour à Disneyland était aussi une réussite : la météo étant pluvieuse, les visiteurs étaient peu nombreux.

Pour la fin du séjour, c’est avec l’association Millésime qu’Efrei International s’est tourné, pour son Wine tasting.

Spring School et Millésime
La Spring School de 2020 pour le Wine tasting de Millésime © Efrei International

Un voyage écourté mais inoubliable

Confinement oblige, les aurevoirs ont dû être écourtés. Officiellement, le 14 mars marqua la date de son début, toujours en vigueur aujourd’hui. C’est assez compréhensible : les japonais sont partis un peu plus tôt pour retrouver leurs familles.

Les japonais sont partis le mardi 17 mars. On n’a même pas pu leur dire « au revoir »

Yiman Lin, présidente du mandat 2020-2021 d’Efrei International

« La dernière semaine est consacrée aux activités les plus fun » , nous dit Céline. Certaines sorties comme des barathons ou fêtes entre amis ont été annulées. Une visite de Montmartre avec le Sacré Cœur a été supprimée.

La journée internationale, organisée par l’Efrei le 19 mars, a été aussi annulée. L’année dernière, tous les étudiants internationaux en France pour une longue durée (+ de 6 mois) ont participé à cette journée sur la défunte pelouse. On pouvait aussi y retrouver des étudiants d’Iweek et quelques-uns venus du Japon. Malheureusement, cette année ils ne pourront pas faire découvrir la culture de leurs pays.

Ça a dû être très dur pour Iweek, qui ont annulé l’ensemble de leurs activités. On les soutient à fond […] Avec eux et les asso internationales, on allait organiser l’IPOD à la fin de la journée internationale, qui a été annulé en plus de ça. On est assez déçus…

Céline Ye, présidente du mandat 2019-2020 d’Efrei International

C’est aussi un voyage en Belgique du 14 au 15 mars qui a été annulé. Du moins officiellement. L’Efrei et l’association leur ont conseillé de ne pas y aller, car le voyage n’allait plus être suivi par l’équipe. « Quelques étudiants internationaux y sont quand-même allés, majoritairement des L3 Chine, mais pas de japonais » selon Céline. Certains membres d’Efrei International y sont allés, mais pas au nom de l’association.

Mis à part ces quelques exceptions, la majorité des événements ont été maintenus et tout le monde a pu en profiter jusqu’au dernier jour. « On se fait beaucoup d’amis, et on garde des contacts qui durent longtemps » , nous dit Nicolas qui devrait partir au Japon cet été et retrouver ses amis.

Bien plus qu’un événement, une leçon de vie

La Spring School pousse à la rencontre. Bien que ces étudiants ne restent qu’un court mois, les activités sont tellement nombreuses que les relations sont parfois très fortes.

Spring School
Nicolas et son poto Yuma © Efrei International

Céline nous cite l’exemple du président de l’association d’il y a 3 ans. Après avoir participé à de nombreuses Spring School, il a décidé de vivre à Tokyo. Elle ajoute qu’il y aura toujours des contacts dans les pays où vivent les personnes rencontrées, qu’ils soient sur WeChat ou sur Line.

Nicolas, lui, dit qu’il avait du mal avec les relations amicales à distance. Vivre la Spring School lui a permis de se faire des ami.e.s proches. « Je ne sais pas envoyer le premier message, mais je me force à le faire quelques fois par semaine désormais » , nous dit-il.

Il raconte avoir découvert une autre mentalité en faisant connaissance avec les japonais.

Ils sont très timides. Par exemple une amie n’avait pas fini son plateau au Crous. Je lui demande pourquoi, elle me répond qu’elle n’avait pas faim. Je lui demande si elle en est sûre, et elle m’avoue finalement qu’elle n’aimait pas ça. J’ai appris que les japonais préfèrent ne pas dire une vérité blessante contrairement à nous

Nicolas Montero-Fraysse, vice-président du mandat 2020-2021 d’Efrei International

Que ce soient les tuteurs qui enseignent le français aux étudiants ou les membres qui organisent les événements comme la Spring School, tout le monde peut y trouver quelque-chose. « Le tout, c’est d’oser. Notre but est que tout le monde se sente inclus dans une grande famille » dit Nicolas.

Hormis sa passation qui a lieu ce samedi 25, la prochaine étape pour l’association est la Summer School de juin. Espérons que les étudiants de la Nanyang Technological University à Singapour pourront eux, à leur tour, profiter de l’énergie d’Efrei International et de la culture française.

Communiqué des présidents de ReName et des Plumes sur Confin’Épreuves

Communiqué des présidents de ReName et des Plumes sur Confin’Épreuves

Louis Petit, président de ReName et Léa Buendé, présidente de Les Plumes, se sont associés pour écrire un communiqué concernant le confinement, le bien-être et pour présenter un projet commun : Confin’Épreuves

Le 17 novembre 2019, le coronavirus, apparaît dans la région de Wuhan, en Chine. Malgré un nombre important de mesures, de rapatriements et un confinement rapide de la région, la Chine ne parvint pas à contenir son virus à l’intérieur de son territoire, et commença à contaminer d’autres pays dès le début de l’année 2020. Le premier pays à être touché après la Chine est la Thaïlande, puis ce fut le Japon. De contagions en contagions, tous les pays du monde commencèrent à être touchés. Le 24 janvier 2020, la France annonça ses premiers cas de contaminés. Et c’est 3 mois plus tard, le 16 mars 2020, ce qu’une minorité d’entre nous envisageait, arriva. Notre président de la République, Emmanuel Macron, s’exprima auprès des français, et annonça un début de confinement le lendemain le 17 mars à midi. Les Français ont donc disposé de moins de 24 heures pour se préparer au premier confinement de l’histoire de la nation française.

Malgré ces mesures radicales et inédites, certains d’entre nous avons pu nous préparer, choisir notre lieu de confinement, retourner auprès de nos proches. Malheureusement, cela n’a pas été le cas pour tout le monde. En effet, certains d’entre vous êtes restés bloqués loin de chez vous, seuls, sans possibilité de rejoindre vos familles et de prendre soin d’eux.

Nous pensons notamment à la situation critique à laquelle ont été soumis les étudiants de L3 NEW, en plein semestre à l’étranger pendant l’évolution de la maladie et des prises de mesures drastiques. Mais, qui, grâce à l’investissement des services internationaux de l’EFREI, ont tous pu rejoindre leurs proches s’ils le souhaitaient. Nous pensons également aux étudiants restés bloqués dans leurs résidences étudiantes, à Villejuif, dans des logements non conçus pour un confinement sur une durée indéterminée. Enfin, nous accordons notre attention aux L3 Afrique, qui sont restés bloqués en France, à des milliers de kilomètres de leurs familles. Nous, équipes de ReName et des Plumes, souhaitons vous encourager, vous soutenir dans cette période si difficile, inédite, et surtout, nous vous encourageons enfermés chez vous à ne pas craquer !

C’est pourquoi, Les Plumes et ReName souhaitons vous accompagner sur cette période, avec ce que nous pouvons vous offrir.

Pour cela, nous nous engageons à poster à partir de jeudi, tous les matins, sur nos stories Facebook et Instagram, un défi, que VOUS, étudiants, pourrez réaliser, et nous l’envoyer. Nous posterons les défis le plus réussis, les plus originaux, et qui respectent le plus les consignes !

Enfin, pour ceux qui ne souhaitent pas réaliser ces défis, nous avons ensemble réfléchi à une liste d’activités à faire chez vous, avec le moins d’équipement possible, pour vaincre l’ennui et l’isolement, mais également produire des choses dont vous pourrez être fiers par la suite ! Le confinement, n’est pas qu’une période sombre dont il faut se morfondre, le confinement c’est également une période durant laquelle vous avez le temps de réaliser, de créer, d’apprendre. Le confinement vous fait découvrir tout ce que vous repoussez à demain à cause du monde si actif en temps normal, le confinement vous fait découvrir tout ce dont vous êtes capables que ce soit intellectuellement ou mentalement.

S’essayer aux travaux manuels

Le confinement est le moment parfait pour se retrouver avec le papi ou mamie casanière en nous, et apprendre au passage une nouvelle activité à pratiquer avec ce qui se trouve déjà dans un coin de notre grenier. Alors aux aiguilles ! Le tricot, le crochet, la couture ou la broderie, ce n’est pas bien compliqué, et une fois qu’on s’y met, c’est difficile de s’arrêter (je vous l’assure). La plateforme la plus pratique pour apprendre est, bien évidemment, notre bien-aimée (surtout en ce moment)… YouTube ! Mais il n’y a pas que cela ! La peinture, le dessin, ou le modélisme peuvent être des activités très divertissantes également.

S’essayer à de nouveaux instruments de musique

Vous avez une guitare, un piano ou une flûte qui prend la poussière dans un coin de votre chambre ? Commencez à pratiquer cet instrument dès maintenant ! A raison d’une petite heure par jour, d’ici le 11 mai vous aurez de quoi rejoindre Le Live à la rentrée prochaine. Profitez-en pour vous améliorer !

Augmenter votre skill sur cs:go ! 😉

Quoi de mieux que le confinement pour devenir le pro du headshot sur les RPG, des retournés acrobatiques sur FIFA… ou PES (Oui, on ne privilégie aucun des deux, pas de favoritisme) ! Voire même devenir le pro du drift sur Forza. Oui ! Oui ! Nous vous conseillons également de jouer aux jeux vidéo, modérément ! Le jeu en ligne vous permettra de garder un lien social, ce qui fera toujours du bien au moral.

Rester en contact avec vos proches (apéro/cam par exemple)

Nos amis et notre famille nous manquent, à nous tous. Mais heureusement, il y a de nombreux moyens de rester en contact avec eux tous les jours, tout en s’occupant ensemble pour tuer l’ennui ! Il existe de nombreuses applications (Teams, Discord, Skype, Houseparty,…) qui vous permettent de rester en contact facilement avec tous vos proches. Mais c’est aussi l’occasion de découvrir tous les jeux en ligne dont on n’avait jamais vu l’intérêt avant, comme Scribble, ou les jeux sur la plateforme boardgamearena.com, par exemple, qui sont vraiment amusants à jouer entre potes !

Apprendre à coder (ou se perfectionner)

Il y a un langage que vous avez toujours voulu maîtriser ? Un projet dans vos brouillons qui n’a jamais abouti ? C’est le moment de s’y attaquer ! Le confinement est la période idéale pour élargir votre panel de compétences et fournir votre CV.

Les conseils de la rédac : Parcourez un peu toutes les offres comprises dans le GitHub Student Pack ! Vous serez surpris d’apprendre tout ce dont vous pouvez bénéficier 😉

Apprendre à cuisiner

Gâteaux, beignets, ravioli maison, il y a plein de recette de cuistots qui ne sont pas chères, avec un minimum de difficulté pour un maximum de plaisir.

C’est le moment de se lancer ! Marmiton est votre meilleur ami pour trouver des recettes originales à réaliser : mais videz votre frigo avant de sortir faire les courses !

Pratiquer du Yoga

En ces périodes de stress intense, il est primordial de pouvoir prendre du temps pour soi. Et le yoga est l’activité qui permet de prendre soin de soi, tout en se déstressant dans un environnement calme. Coupez la télé ! Éteignez la musique ! Couper Codeblocks ! Et fermez vos yeux pendant une petite heure pour vous recentrer sur vous-même.

Cependant, nous sommes conscients qu’une autre partie d’entre vous, malgré la préparation au confinement, et le confinement lui-même, avez vécu ou vivez une épreuve encore plus difficile que l’isolement chez soi. En effet, il se peut que certains d’entre vous êtes tombés malades, ou avez des proches, qui le sont. Si certains d’entre vous êtes tombés malades, et si vous êtes maintenant guéris, il se peut que certains d’entre vous soient toujours en convalescence, isolés chez eux. Et nous espérons que tout ira mieux pour vous, que vous pourrez vous soigner dans un environnement calme.

De plus, qui dit pandémie, dit drames… et c’est ce qui a pu arriver à certains d’entre vous. La perte d’un proche est l’une des choses les plus dures qu’un être vivant peut être amené à vivre. Et c’est pour cela que l’équipe de ReName et Des Plumes, et l’EFREI dans sa globalité, souhaitons vous exprimer nos plus sincères condoléances dans cette épreuve si difficile.

Le confinement est une période longue et rude, dont l’isolement, la solitude, la peur et la tristesse sont les sentiments les plus présents dans les esprits. Mais c’est aussi une période qui peut faire ressortir le meilleur à l’intérieur de nous. C’est le moment de montrer une solidarité entre étudiants comme jamais auparavant : veillons sur les uns sur les autres, faisons preuve de soutien auprès des personnes les plus touchées par la pandémie, et surtout, ne baissons pas les bras face aux semaines à venir.

Nous avons vécu ensemble, avec les WEI, campagnes BDE et événements sur le campus, des moments forts en émotions et inoubliables ensemble, et nous partageons entre étudiants de l’EFREI un lien qui ne cessera d’exister, peu importe le nombre de kilomètres qui nous sépare.

Alors, positivons ce confinement, vainquons ce virus, restons soudés, la tête haute, et patientons, chez nous, mais dans le cœur de nos proches. Quant à nous, ReName et Les Plumes, nous avons vraiment hâte de vous retrouver tous après ces événements historiques qui nous changeront à jamais.

#Efreitogether

Nous souhaitons remercier Timothé Chauvet, Loïc Tréhin, Waël Benabadji, Eva Chambaron, Owen Burgaud et Raphaël Ivernel pour leur aide et leur implication pour la rédaction de ce communiqué.

Communiqué du directeur à la suite de l’annonce du déconfinement

Communiqué du directeur à la suite de l’annonce du déconfinement

Le lundi 13 avril, à 20 heures, notre président de la République, Emmanuel Macron s’est prononcé, lors d’un discours, sur un probable déconfinement de la France le 11 mai prochain. En commençant par la réouverture des crèches, écoles, collèges et lycées. Seuls les établissements d’enseignement supérieur sont certains de ne plus ouvrir leurs portes avant septembre prochain. L’Efrei en fait partie. 

Jeudi après-midi, à 16h50, notre directeur, Monsieur Frédéric Meunier s’est adressé sur les futures mesures prises par notre école. Nous, équipe de ReName, sommes conscients que la visualisation de courriels est moins pratique et moins spontanée que de visualiser un post sur les réseaux sociaux. C’est pourquoi, nous avons décidé de vous faire un résumé détaillé du communiqué de notre directeur.

Tout d’abord, M. Meunier nous a rassuré sur le fait que la grande majorité des étudiants ont pu rentrer chez eux, ou rester, par choix, à l’étranger. Cependant, qui dit majorité, dit également minorité, minorité d’étudiants restés isolés dans les résidences étudiantes, mais ceux-ci peuvent compter sur le soutien d’Efrei Paris qui fera le maximum pour les aider dans cette période difficile. Notamment en se rapprochant de leurs enseignants ou de Christophe Mairet au service scolarité afin de faire part de leurs difficultés.

Un enseignement de qualité

À la suite de cela, notre directeur a affirmé être satisfait de l’organisation des enseignements. Ceux-ci n’ont pas subi d’accrocs ni de baisse significative du taux de présence. Et c’est pourquoi, notre directeur exprime son contentement. 

Je souhaite vous féliciter et à vous remercier toutes et tous pour votre engagement, votre responsabilité et votre solidarité. Je tiens à adresser également mes remerciements et mes félicitations à vos enseignants permanents et vacataires, qui, tout comme vous, sont confinés et ont assuré votre accompagnement

Frédéric Meunier, directeur d’Efrei Paris

L’international change pour le déconfinement

Suite à cette introduction, M. Meunier a annoncé les nouvelles mesures, en commençant par la mobilité internationale 2020-21. Pour les futurs L3, le S5 n’aura pas lieu à l’étranger, mais sur le campus. Cependant, il rassure en disant

Nous souhaitons proposer l’année prochaine, aux L3 comme aux prochains L3 new, une mobilité académique de 12 semaines comprise entre début mars et mi-mai 2021.

M. Meunier

Pour les futurs M2, l’étude se fera au cas par cas. Si les partenaires les accueillent et si les autorités le permettent, notamment hors Europe, ils pourront faire un semestre de M2 ou un double-diplôme à l’étranger s’ils le désirent. Bien sûr, l’Efrei leur gardera une place dans leurs majeures s’ils devaient malheureusement abandonner leur projet, même à la dernière minute.

La SWIM, bien qu’étant aménagée, est maintenue et toutes les règles d’aménagement ont été récemment envoyées par la direction des relations internationales afin de permettre de valider la SWIM malgré ce contexte.  

Une rentrée inédite après le déconfinement

Les examens de fin d’année et des rattrapages seront bien évidemment maintenus afin d’évaluer les compétences académiques. La direction des études étudie actuellement plusieurs options et reviendra vers les élèves pour préciser les modalités de contrôle mises en place pour chaque module.

Les dates de rentrées ne changent pas et s’étaleront du 17 août pour les L1R et les L2 new au 28 septembre pour les M2 sous statut étudiant. La direction des études les précisera à nouveau très prochainement.

Depuis le confinement, les travaux du futur bâtiment Bd Gorki ont cessé. Ainsi, il est aisé d’imaginer un retard d’ouverture du bâtiment initialement prévue fin juillet, pour le déconfinement. Malgré un accord de la mairie de Vitry-sur-Seine pour conserver l’annexe éphémère de Monod au moins trois années supplémentaires, certains cours devront certainement se faire à distance afin d’éviter d’étaler les enseignements sur le campus.

D’autant plus pour de nombreux étudiants le semestre en immersion 20-21 se fera à Villejuif et les mesures sanitaires de distanciation qui pourraient continuer à être imposées même après l’été sont encore inconnues. Enfin, pour ce qui est des travaux du futur innovation lab et des extérieurs, ils ont également été mis en pause et reprendront avec le déconfinement.

Le TOEIC est maintenu et les niveaux minimums pour passer en année supérieure resteront à 600 pour passer de L3 à M1 et 720 pour passer de M1 à M2. Pour les étudiants en difficulté, la direction des langues a préparé un programme d’apprentissage et de révision en trois étapes avec l’organisation d’un « Toeic Summer Boot Camp » à Villejuif du 29 juin au 24 juillet. 

Réaménager les stages pour préparer le déconfinement

M. Meunier a également énoncé des aménagements pour les stages 2019-20. Pour les actuels L1 et L2, les stages peuvent être validés par une mission de volontariat solidaire liée au contexte actuel. Les L1 qui n’auront pas effectué de stage ou de mission de volontariat devront le faire l’année prochaine.

Les L2 qui ne l’auront pas effectué ne seront pas empêchés de passer pour cette raison, mais devront le faire à la fin de leur année de L3. Pour les actuels L3 new, tout comme les L3, le stage de cette année devient optionnel.

Pour les M1, la durée minimum du stage, initialement ramenée à 15 semaines, est rabaissée à 12 semaines qui se terminent obligatoirement avant le 26 septembre 2020. L’obligation de réaliser le stage M1 avant de passer en M2 est exceptionnellement annulée cette année. Toutefois, cette exception semblait déjà être opérationnelle les années précédentes. En effet, certains M1 des années précédentes ont pu passer en M2 sans stage.

Ceux qui n’auront pas pu trouver un stage de minimum trois mois cette année devront faire un stage technique de 6 mois l’année prochaine avant de réaliser leur stage de fin d’études, lui aussi de 6 mois, tout en respectant les contraintes légales inhérentes aux stages.

À titre exceptionnel, et afin de ne pas être pénalisé financièrement, l’Efrei accepte que le stage de fin d’études soit réalisé lors d’une période salariée pour autant que l’entreprise signe un document attestant avoir connaissance du fait que la diplomation est conditionnée à un suivi pédagogique de l’école pendant 6 mois, à la rédaction d’un rapport et à soutenance du stagiaire.

Pour les M2, la situation actuelle ne devrait avoir qu’un impact de report de la fin de leur stage. Nous restons à l’écoute de toute situation particulière qui nous sera soumise. 

Bien entendu, ces aménagements n’annulent pas l’obligation des demandes de validation préalable ni, le cas échéant, des rapports à fournir et/ou des soutenances à réaliser.

Enfin, pour ce qui est des programmes spécialisés et alternance PGE, les responsables des études préciseront les impacts particuliers du prolongement du confinement concernant vos programmes.

Pour conclure, si besoin ou changements, la direction des études précisera les modalités de toutes les décisions prises ci-dessus. 

Enfin… parce qu’on aime tous les JPO ! L’école organise une JPO virtuelle samedi 18 avril à 14h pour le PGE et 15h30 pour les programmes spécialisés. 

Convois EAH : Les membres racontent leurs convois au Sénégal

Convois EAH : Les membres racontent leurs convois au Sénégal

Ils sont partis au Sénégal du 13 au 22 février. Ils racontent même avoir pleuré à la fin de leurs convois humanitaires, marqués par une expérience humaine commune. Nous avons rencontré trois membres de EAH, Efrei Aides Humanitaires, pour qu’ils racontent leur expérience au Sénégal.

Nota bene : ces articles sur les convois de EAH ont été présentés dans les projets des numéros 117 et 118.

Camille Paoletti, Aïda Lucie Ndour et Nathan Pruvost sont partis au Sénégal. Le convoi humanitaire organisé par Efrei Aides Humanitaires (EAH) dans le pays longé par un fleuve s’est déroulé du 13 au 22 février. Leur objectif ? Apporter des ordinateurs fonctionnels à des collèges et des lycées, afin de réduire la fracture numérique.

Camille Paoletti

Vous êtes partis où au Sénégal ?

On est arrivés à Dakar en avion, puis le 1er village qu’on a fait était Falia, notre point de rapatriement. On est ensuite allés à Diogane. On est restés 9 jours au pays.

Quelle a été ta réaction quand on t’a annoncé que tu allais au Sénégal ?

J’étais super contente, vraiment. Avec la Sep on a beaucoup de boulot donc ça nous fait un bol d’air frais. J’ai toujours voulu faire ce convoi.

Camille au Sénégal
Camille Paoletti, à droite, au Sénégal © EAH

Pourquoi le Sénégal et pas le Cameroun ?

Je connaissais Inès qui était déjà partie au Sénégal. Vu que EAH est allé au Sénégal l’année dernière, j’ai pu avoir un retour d’expérience des membres. J’ai aussi une amie Sénégalaise qui m’a parlé de son pays. Mais lors de l’entretien, même si j’avais une préférence pour le pays, le Cameroun m’allait aussi.

À LIRE AUSSI : Petit déjeuner de EAH pour deux convois humanitaires

Comment s’est passée la mission ?

On est allés dans les deux mêmes écoles que l’année dernière. On nous a emmené dans deux salles de cours différentes. À Falia, c’était une salle de primaires avec quelques ordinateurs sous Windows XP. La salle était dans un état critique : des feuilles partout, des murs abîmés…

Ils ont amené le courant dans la salle et on a pu installer les ordis. On a aussi demandé au peintre attitré du village qu’on puisse repeindre la salle. On a fait des petits dessins et on a pu mettre des traces de nos mains sur un mur. Le peintre a aussi remercié EAH en faisant une fresque.

T’as aidé à préparer le voyage ?

Inès (respo convois) et Damien (président) nous ont donné rendez-vous pour préparer les ordinateurs et vérifier leur état. Cette année, contrairement à l’année dernière, on a installé les OS en avance. On a aussi pu se rencontrer à ce moment. Je n’ai pas pu assister au départ de la palette, par contre.

Comment sont les gens là-bas ?

Ils sont adorables ! Très accueillants, c’est vraiment un esprit de famille. On avait l’impression d’être intégrés et valorisés. Le village entier est venu nous accueillir, très élégants, et en musique !

On a pu faire un discours, ainsi que la dame de l’asso de Villejuif qui nous a aidé à préparer les convois. Elle nous a accompagné dans nos chambres à Dakar et nous a présenté du monde à Falia, car c’est son village de naissance.

Et les enfants ?

En arrivant à Falia, on a pu jouer avec eux. J’ai l’impression qu’ils n’avaient jamais vu de blancs, ils essayaient de nous gratter la peau et nous faisaient des bisous ! Ils ont aussi beaucoup de recul sur la situation au Sénégal (conflits, l’intérêt de notre venue, ce que les adultes veulent changer…)

Vous êtes arrivés les clés en main, donc

Oui, on avait tout à disposition. Les planifications étaient déjà faites, on savait quoi faire. Vu qu’il n’y avait pas d’électricité sur place, l’asso de Nabou (la dame de Villejuif) s’est engagée à payer l’électricité sur un an.

Dans l’autre village, il y avait un panneau solaire qui alimentait 6 PC, les 6 autres étant à Falia. On a aussi donné 3 ordis à des profs.

Vous avez pu voyager ?

On a visité Dakar, des spots touristiques dont une statue offerte par le gouvernement chinois au Sénégal. D’ailleurs, ces cadeaux ont fait l’objet de détournement de fonds. On a aussi les parents d’Aïda Ndour, une M1, qui a étudié au Sénégal jusqu’au lycée, qui nous ont invités à dîner. On était 8 étudiants à venir, et on a encore vu cet état d’esprit de famille et d’accueil.

L'équipe du convoi au Sénégal en train d'installer les ordinateurs
L’équipe du convoi sénégalais © EAH

On voyageait en pirogue ou en charette. On a visité beaucoup de villages comme ça, dont les chefs de villages qui nous ont accueilli.

Et enfin, le dernier jour, on a pu faire de l’accro-baobab. Ils étaient pas très hauts, mais y’avait des parcours super compliqués. Ça nous a permis de relâcher toute l’émotion du voyage.

Hormis l’installation des PC, quelle était votre mission ?

On a pu donner des cours aux élèves qui ne savent pas forcément utiliser un clavier. On a aussi un plan, de se cotiser pour une fille handicapée dont le fauteuil roulant était cassé. On va lui en acheter un autre, à 120€, et la famille d’Aïda pourra lui apporter.

Tu recommandes ce voyage ?

Absolument. C’est une expérience humaine importante qui nous permet de nous ouvrir. Tous les enfants n’ont pas internet, de téléphone, accès à l’actualité et à une économie décente. Puis avec les aides, le voyage n’est pas trop cher.

Aider ces pays a un impact considérable à leur échelle. Je pense que c’est important de se rendre compte des petites choses de la vie, qui nous paraissent minimes mais qui sont importantes là-bas, comme utiliser une souris d’ordinateur ou l’accès à la santé.

Un exemple de leçon à apprendre des filles sénégalaises, est qu’elles utilisent des protections hygiéniques réutilisables et adaptées à leur contexte de vie. Cependant, l’école manque de toilettes pour laver ces protections.

Aïda Lucie Ndour et Nathan Pruvost racontent leur convoi au Sénégal

Vous êtes déjà partis au Sénégal ?

Nathan : Je ne suis jamais allé en Afrique. C’est un voyage que j’attendais beaucoup, je n’ai pas été déçu.

Aïda : Moi, je suis franco-sénégalaise donc je suis née et j’ai grandi là-bas.

Pourquoi vouloir aller au Sénégal ?

Aïda : J’adore l’humanitaire et j’ai jamais fait aucune action dans mon pays. Je connais la culture, je savais ce qui se passait dans les villages, mais je n’avais rien fait pour aider. Je viens de Dakar.

Nathan : Quand on m’a demandé, je n’avais pas de préférence, même si on retournait au Sénégal.

L’équipe de EAH au Sénégal © EAH

Vous avez réagi comment quand on a annoncé vos pays ?

Nathan : J’étais vraiment content ! J’avais vraiment envie d’être pris pour vivre cette expérience.

Aïda : Pareil, j’étais trop contente !

Vous avez aidé à préparer le voyage au Sénégal ?

Nathan : On a préparé les PC, installé les OS, et d’autres choses perso comme des logiciels sur des clés USB et imprimer des document.

Vous avez installé les logiciels sur place avec la clé USB ?

Nathan : Oui. Je leur ai donné cette clé pour qu’ils puissent les mettre sur leurs ordinateurs. Dans le 2e village où on est allés, ils ont des ordinateurs portables donc ils pourront installer ça dessus quand ils voudront. On leur a installé Windows 10, donc quand ils auront internet, ils pourront avoir les dernières mises à jour.

Aïda, vu que tu es sénégalaise, est-ce que la vie est pareille entre les villages et Dakar ?

Aïda : J’ai vraiment vu les inégalités avec Dakar. J’étais plutôt bien dans ma position, j’avais pas de problème avec l’informatique. En les écoutant, on apprend qu’ils n’ont pas accès à tout ça, et que c’est quelque-chose d’important pour eux.

J’avais conscience de ces inégalités, mais le fait de le voir de mes propres yeux permet de vraiment le constater. Par exemple, il n’y a pas de toilette dans les écoles. Ça m’a motivée de continuer à aider dans l’humanitaire, et ça nous a tous touchés. On a tous lâché une petite larme à un moment.

Nathan : Ça m’a motivé moi aussi, ça m’a remis en question et je me suis demandé comment aider. Ça nous a tous donné envie de retourner faire d’autres actions

Comment sont les gens au Sénégal ?

Nathan : On a été super bien reçus. Au niveau de l’accueil et du rapport aux autres, c’est vraiment quelque-chose d’incroyable. Faut aussi qu’on réussisse à garder le lien avec eux. Il y a une sorte d’euphorie quand on était avec eux, mais il ne faut pas qu’on relâche tout à la fin.

Aïda : Le Sénégal est un pays d’accueil. On est connus pour être très ouverts. Mais là, c’était accueil ++. Y’avait une cérémonie, tout le monde était super gentil avec nous. Tout le monde était vraiment super.

Vous avez fait des voyages ?

Aïda : On a fait un jour à Dakar, une visite à l’Île historique de Gorée. Vu qu’on travaillait sur deux villages, les voyages en charrette duraient plus ou moins une heure, et on pouvait voir des paysages. À part ça, pas grand chose.

Nathan : On n’était pas là pour les voyages, on était occupés tous les jours. Après, on a pu visiter l’île qui parlait d’esclavage et c’était assez marquant, d’autant plus dans un contexte de convoi humanitaire.

On y va pour donner de sa personne, pour apporter quelque chose. Le pays a été colonisé deux fois par la France, par les Pays-Bas, par l’Angleterre, par le Portugal… Avoir ce côté historique nous a donné conscience de l’histoire du pays.

Nathan, en tant que français parti au Sénégal, est-ce que tu avais des a priori, des peurs ?

Nathan : Pas vraiment. Leur situation sur place ne semble pas avoir de problème de sécurité, ou du moins je ne l’ai pas ressenti. Pas de résidu de tension, de relation malsaine. Les échanges ont évolué dans le bon sens. Mais c’est une expérience sur plein d’autres.

Aïda, toi qui est à moitié sénégalaise, est-ce que tu as senti une évolution ?

Aïda : Ça a toujours été comme ça, le Sénégal a gardé de bonnes relations avec la France. Y’a eu quelques tensions au niveau gouvernemental, mais c’est pas une question de population, on est tous ensemble et on fait avec.

Qu’est-ce que vous avez pu faire pendant le projet ?

Nathan : En arrivant à Falia, on a appris qu’il n’y avait pas d’électricité. On a dû mettre la pression sur le corps administratif pour leur faire comprendre que si on installait des PC, c’était pas pour 2 semaines.

Ils ont réagi derrière, et ils ont amené l’électricité dans une autre salle pour ordinateurs. En plus des installations et des formations.

Malgré la chaleur, la fatigue, vous recommandez le convoi au Sénégal ?

Nathan : On a tenu 10 jours et oui, je suis fatigué. Mais si tu m’avais dit dès le départ qu’on irait 2 mois, je les aurai tenus sans problème. Oui c’est épuisant et fatiguant, mais je recommande à fond le convoi.

Aïda : J’ai pu faire ma guide touristique, et ça m’a apporté beaucoup. Je me suis sentie utile. J’ai envie de continuer à aider même si c’est épuisant. Mais ça a payé depuis : le taux de réussite a énormément augmenté en un an.