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IMMERSION ANGLETERRE : Inondations au pied de la résidence

IMMERSION ANGLETERRE : Inondations au pied de la résidence

STOKE-ON-TRENT – Samedi 26 octobre, les L3 en immersion en Angleterre ont dû évacuer leur résidence. Une pluie diluvienne a engendré des inondations dans l’université de Staffordshire. Certaines chambres ont subi des dommages.

Il est 10h ce samedi 26 octobre quand les étudiants en immersion en Angleterre apprennent que des pluies ont fait déborder une rivière à proximité. Les personnes en charge de la résidence demandent aux résidents de sortir au plus vite et d’emporter leurs « affaires essentielles ».

Des dizaines de personnes ont été évacuées dans le Leek Road Venue (LRV), une boîte de nuit de l’université. Selon nos confrères de Stoke-on-Trent Live, le bâtiment Aynsley, où résident les efreiens en immersion, a été touché par les eaux. « C’est la troisième année consécutive que cela arrive », note une personne qui s’est confiée au journal local.

Les lits où certains étudiants ont dû dormir. Photo : Stoke-on-Trent Live

Une prise en charge rudimentaire après les inondations

Une fois les étudiants arrivés dans le bâtiment de confinement, les personnes en charge de la résidence réalisent qu’ils ne possèdent pas de liste des efreiens en immersion. « Ils nous ont demandé de tout écrire à la main sur une feuille blanche : nom, prénom, identifiant et numéro de chambre », nous indique Amélie (prénom modifié), une étudiante sur place.

Ils reçoivent peu après une information, comme quoi ils n’ont plus accès à leurs chambres jusqu’à nouvel ordre. À 20h, ils reçoivent un mail disant que les résidents du bâtiment Aynsley devront attendre le lendemain avant de rentrer. D’après eux, une canalisation de la résidence a explosé, donc l’électricité a dû être coupée.

Au final on a dû passer la nuit sur des lits de camps dans la boîte de nuit, sans douche, sans vêtements propres, sans brosse à dent et dans le froid vu qu’il n’y avait pas de chauffage. Ils nous même dit qu’ils nous donneraient le dîner gratuitement, mais il n’y en a jamais eu. Juste du thé et du café.

Amélie
Les inondations à Stoke-on-Trent

Un retour à la normale plutôt difficile

Une fois l’accès à la résidence autorisé, les étudiants constatent que leurs appartements n’ont pas été touchés. L’électricité et l’eau sont néanmoins dans un piteux état. « On a dû jeter toute la nourriture de nos frigos, canalisations explosées, il y a des problèmes d’électricité au deuxième étage, la lumière ne fonctionne pas… », nous confie Amélie.

La résidence a précisé aux étudiants qu’ils pourront être compensés pour la nourriture, et que leurs cours vont être déplacés. Ils vont recevoir une compensation d’un montant de 50 livres par étudiant

Les étudiants en Angleterre n’en sont pas à leur premier déboire. Le 25 septembre dernier, un étudiant armé d’un couteau s’était infiltré dans la résidence. Cette personne n’a pas été retrouvée. De plus, une fille, ne résidant plus dans l’école, est entrée par effraction dans des chambres.

Passer le SWIM en école de langue

Passer le SWIM en école de langue

Ah le SWIM ! Certains peuvent le voir comme une perte de temps voire une corvée, mais d’autres comme une chance de s’épanouir davantage en territoire étranger.

C’est quoi le SWIM ? Ça se mange ?

Pour ceux qui auraient séché les amphis de présentation, ou qui auraient passé l’heure à jouer sur leurs ordinateurs, je vais vous faire un bref rappel.

Le SWIM est un séjour obligatoire de minimum 1 mois à réaliser à l’étranger. Il est possible de le faire soit en intégrant une école de langue (une bonne manière de progresser pour ceux qui auraient des lacunes dans une langue), effectuer l’un de ses stages à l’étranger, faire un échange académique ou un double diplôme dans l’une des universités partenaires de l’EFREI. Il est possible aussi de le compenser en ayant validé un certain nombre de semestres avec un module de LV2 autre que l’anglais renforcé.

Pourquoi une école de langue ?

Pour ma part, j’ai choisi d’effectuer le mien dans une école de langue avec l’organisme EF School. Il s’agit d’une organisation proposant des séjours linguistiques dans plein de pays différents. Le séjour peut aller de 2 semaines à 1 an d’immersion. Si vous souhaitez en savoir plus dessus, je vous invite à consulter leur site internet.

Après, si l’école de langue vous intéresse, vous n’êtes pas obligés de privilégier celle-ci, il en existe d’autres, dont certaines étant un peu plus abordables.

Mais globalement pourquoi ai-je choisi cette option pour le SWIM ?

Déjà parce que pendant mes vacances d’été qui avaient séparées ma L3 et M1, je n’ai pas réussi à trouver de job étudiant, après maintes et maintes recherches pendant plusieurs mois. J’avais besoin de m’occuper l’esprit.

De plus, j’avais encore un niveau assez faible en anglais, et j’avais besoin de monter en compétence assez rapidement. Le choix de l’école de langues s’est immédiatement imposé dans ma tête. Même si je dois avouer que ça me terrifiait un peu de partir seule dans un pays étranger, sans amis français à mes côtés.

Cette décision pourrait être vue comme une solution de dernier recours, sauf que pour ma part je ne l’ai pas perçue ainsi. Au contraire, ça me plaisait tout de même l’idée de partir quelques semaines ailleurs pour me libérer l’esprit, et voyager un peu. Personne ne m’a forcé à faire ce choix, j’étais durant tout le processus maîtresse de mes choix !

Un peu plus de détails…

La famille d’accueil

Pour en venir au cœur même de cet article, j’ai globalement gardé un très bon souvenir de cette expérience qui fut très instructive. La première chose que je voudrais souligner, c’est qu’on avait soit la possibilité d’être placé en famille d’accueil avec un autre étudiant mais d’une nationalité différente de la nôtre, soit d’être hébergé dans l’une des résidences de l’organisme.

Pour ma part, j’ai privilégié la famille d’accueil déjà pour parler français le moins souvent possible, mais aussi pour des raisons de goûts moins importants. J’ai donc vécu pendant quatre semaines avec une femme d’une quarantaine d’années célibataire (qui adore les chats) et une étudiante coréenne.

Le début des cours

J’ai choisi le forfait de cours intensif. Pour vous donner une idée, j’avais globalement ce schéma d’emploi du temps : Lundi, Mercredi, Jeudi cours de 9h à 13h et de 14h à 17h, mardi de 9h à 12h et vendredi de 14h à 17h.

On peut dire que j’avais des journées chargées, en plus de certains samedis que je passais en ville avec certains étudiants non-français.

Mais avant de passer aux cours, sachez qu’avant de vous rendre dans la ville que vous avez choisie pour votre séjour linguistique, vous devrez remplir un questionnaire (compréhension orale et écrite) chez vous, devant votre ordinateur. Vous vous en doutez, il va servir à quelque chose derrière. En fait, il va permettre aux organisateurs de vous placer dans le bon groupe de niveau allant de A1 à C1.

C’est parti pour l’aventure !

Concernant les cours, chaque niveau de langue avait un module d’anglais général, centré sur un thème qui changeait de semaine en semaine. Par exemple la première semaine, on a eu tout ce qui était restauration et nourriture.

À côté de cela, on devait choisir entre 2 et 4 modules supplémentaires. Pour ma part, j’avais choisi une matière centrée sur la culture anglaise, qui se présentait sous la forme de conférence autour d’un sujet (l’histoire du film d’horreur, les lieux à visiter dans le coin etc…). Sachant que celui-ci se déroulait une fois par semaine. Je trouve que c’était dommage, car c’était un module vraiment très intéressant et dynamique. En plus, l’intervenant n’était pas le même d’un sujet à un autre.

À côté de cela, j’avais deux modules moins intéressants. Inutile d’ailleurs que je vous explique ce que c’était, l’intitulé parle de lui-même : Grammaire et vocabulaire, compréhension et expression orale intensives.

En plus de tout cela, on avait des plages horaires durant lesquelles on faisait des exercices dans des labs informatiques (compréhension et expression orale, expression et compréhension écrite, exercices de prononciation).

Mon bilan final sur la SWIM

Qu’est-ce que je retiens de cette expérience ? Déjà j’ai pu faire de belles rencontres internationales, avec lesquelles j’ai gardé contact. J’ai pu aussi m’améliorer rapidement en anglais. Même si pendant un mois j’ai suivi des cours, je n’ai pas vraiment eu l’impression d’être dans une attitude scolaire. C’était comme si j’étais en colonie de vacances.

L’ambiance globale était vraiment bonne, les professeurs étaient sympas, attentifs et très pédagogues.

Concernant ma famille d’accueil, elle a été à l’écoute et sympa. Je garde aussi un très bon souvenir des repas que nous partagions à trois, mais aussi sa cuisine qui était vraiment très bonne. Ma préférence va au petit déjeuner typique british.

Par contre, je suis restée durant les quatre semaines uniquement sur Brighton et sa banlieue, même si on avait la possibilité via l’organisme d’aller dans d’autres villes du genre : Oxford, Londres, Cambridge. Mais personnellement, j’ai préféré rester sur Brighton pour faire quelques sorties en centre-ville avec des amis, ou profiter du calme de la maison en compagnie des deux chats de la famille.

Au final, pour ma part ce fut une expérience très enrichissante d’un point de vie humain mais aussi intellectuel.

Inktober à Pen Soul, semaine 3

Inktober à Pen Soul, semaine 3

Chaque année, du 1er au 31 octobre, des dessinateurs du monde entier se réunissent virtuellement pour l’Inktober. Leur projet commun est ambitieux : dessiner à l’encre, tous les jours pendant un mois. Pen Soul, l’asso de dessin, participe ainsi à ce challenge de grande envergure pour sa troisième semaine.

Inktober 2019

Retrouvez les dessins de la 1ère semaine du challenge à ce lien

Retrouvez les dessins de la 2ème semaine du challenge à ce lien

Lancé par l’artiste Jake Parker en 2009, le challenge Inktober consiste à dessiner à l’encre tous les jours en octobre. Des milliers d’artistes suivent, du 1er au 31 octobre, une liste de thèmes proposée sur les réseaux sociaux. La liste officielle d’Inktober 2019 est, elle, en ligne depuis le 2 septembre. Chaque artiste participant au challenge partage sa création accompagnée du hashtag #inktober et peut ainsi gagner en visibilité.

Comme chaque année, les membres de Pen Soul participent à ce challenge d’envergure mondiale. Chaque volontaire peut jouer le jeu selon ses capacités et ainsi partager ses dessins avec les autres. Ils en sont à leur troisième semaine, et c’est souvent vers la fin que le challenge devient compliqué ! Nous sommes partis vous récupérer les créations des artistes.

La liste de thèmes Inktober 2019 officielle

Inktober jour 15 : « Legend » ou légende

« Legend » par Matthieu, ou  » Mon crayon à fait de la D au bout d’un moment »
« Legend » d’Amine
« Legend » d’Emma
« Legend » d’Alexandre
« Legend » de Kévin

Jour 16 : « Wild » ou sauvage

« Wild » de Valerian
« Wild » d’Ikrame, alias KAM.I
« Wild » d’Emma

Jour 17 : « Ornament » ou bibelot

« Ornament » d’Emma
« Ornament » de Valerian
« Ornament » ou « Même si ça a rien à voir avec le thème d’ojd xD » d’Alexandre

Jour 18 : « Misfit » ou inadapté

« Misfit » de Valerian

Jour 19 : « Sling » ou fronde

Jour 20 : « Tread » ou bande de roulement, pas

Hélas, nos braves artistes n’ont pas pu relever le défi pour ce thème. Certainement pour une retraite artistique afin de trouver l’inspiration !

Jour 21 : « Treasure » ou trésor

Merci aux membres de Pen Soul d’avoir participé à cette troisième semaine d’Inktober. Ainsi, nous nous retrouvons le 1er novembre avec la fin du challenge ! D’ailleurs, si vous voulez envoyer vos dessins hors Pen Soul, n’hésitez pas à nous contacter.

Eliud Kipchoge, premier homme à courir un marathon en moins de 2 heures

Eliud Kipchoge, premier homme à courir un marathon en moins de 2 heures

VIENNE – Samedi 12 octobre, nous avons assisté à un exploit sans précédent dans l’histoire de l’athlétisme mondial. L’athlète kényan Eliud Kipchoge est devenu le premier athlète à franchir la barrière symbolique des 2 heures de course sur la distance d’un marathon (42,195 km) à Vienne.

Retour sur l’histoire de ce projet fou mené par Nike et Ineos.

Le projet Breaking2 de Nike

Kipchoge lors de Breaking2 à Monza, en Italie, le 6 mai 2017
Image : EPA

Nike s’est lancé depuis 2016 dans la quête de ce que l’on pensait alors encore impossible, c’est-à-dire réaliser un marathon en moins de 2 heures (plus de 21 km/h de moyenne).
Pour cela, ils ont décidé de faire appel à 3 marathoniens de très haut niveau pour leur projet nommé Breaking2 : le Kényan Eliud Kipchoge, champion olympique en titre du marathon à Rio (Brésil) en 2016 et champion du monde du 5 000m en 2003 à Paris, le quintuple champion du monde du semi-marathon érythréen, Zersenay Tadese ainsi que l’éthiopien Lelisa Desisa, récent champion du monde du marathon en 2019 à Doha (Qatar) ont ainsi été les 3 fers de lance de cette première tentative.

Eliud Kipchoge bute pour seulement 25 secondes

C’est sur le circuit de Monza en Italie, bien connu pour accueillir le Grand Prix d’Italie de Formule 1 depuis 1950 que ces athlètes ont été réunis pour essayer de se rapprocher le plus près possible des 2 heures de marathon. À cet instant, le record du monde du marathon était de 2 heures 2 minutes et 57 secondes, performance réalisée par Dennis Kimetto en 2014 et marquait la 6ème fois depuis 2003 qu’un record du monde a été battu lors du Marathon de Berlin, ville où le marathon est considéré comme le plus rapide du monde à l’heure actuelle.

« Cela marquerait l’histoire de l’humanité. Il ne s’agit pas de reconnaissance personnelle, mais de marquer l’histoire et de passer le message qu’il n’y a pas de limites pour l’homme. Courir le marathon le plus rapide de l’histoire en 2017 est le moment de ma carrière dont je suis le plus fier. »

Kipchoge lors de l’annonce du 1h59 Challenge.

Les 3 hommes avaient finalement échoué lors de ce premier essai avec une performance phénoménale du Kényan qui réalise le meilleur chrono en 2 heures et 25 secondes, à seulement 25 secondes donc de ce record historique.

« No human is limited »

Communion entre Eliud Kipchoge et le public viennois
Image : L.Foeger / REUTERS

Après cette tentative manquée pour 25 secondes, il a entre-temps amélioré le record du monde du marathon en 2 heures 1 minute et 39 secondes, encore une fois au Marathon de Berlin. Puis, le milliardaire britannique Jim Ratcliffe patron d’Ineos, qui a récemment racheté la superpuissance du cyclisme mondial des mains de la Sky ainsi que l’OGC Nice, a décidé de sponsoriser Eliud Kipchoge pour une seconde tentative en octobre 2019, le 1h59 Challenge.

Ils ont pour cela décidé de rechercher un climat plus adapté à la réalisation de la performance optimale pour dépasser la fameuse barrière des 2 heures et après des rumeurs sur la ville de Londres – un des marathons les plus rapides est couru dans la ville chaque année -, ils ont finalement choisi Vienne pour le 2ème essai de l’athlète kényan de par le tracé comprenant seulement 2m de dénivelé et une température parfaite pour ce record.

C’est donc en ce 12 octobre 2019 que le champion olympique du marathon a achevé un exploit sportif hors du commun en finissant les 42 kilomètres 195 du parcours en 1 heure 59 minutes et 40 secondes devant des dizaines de milliers de spectateurs venus en masse assister à cet accomplissement historique.

« J’espère avoir inspiré beaucoup de monde et avoir montré que l’être humain n’a pas de limites »

a déclaré le désormais premier homme à courir un marathon sous les 2 heures juste après la course.

Record non officialisé par l’IAAF

Eliud Kipchoge, premier homme sous les 2 heures en marathon
Image : L.Foeger / REUTERS

Alors que nous sommes dans une ère où l’humain cherche à dépasser les limites de ce que leurs ancêtres pensaient irréalisables, ce qu’a réalisé Kipchoge et son équipe est la concrétisation d’une ambition colossale dans l’histoire de l’athlétisme bien qu’il faille tout de même remettre en contexte les conditions de cet évènement.

Son temps ne sera pour autant pas homologué du fait qu’il ait bénéficié d’une assistance régulière de lièvres qui se sont relayés tous les 5 kilomètres rémunérés pour l’abriter du vent, lui offrir une aspiration tout au long du parcours et ainsi lui permettre de réaliser son chrono dans les conditions optimales.

Il n’est également pas possible de se faire ravitailler par des cyclistes pendant son effort pour valider son record contrairement aux stands de ravitaillement prévus à cet effet dans n’importe quel autre marathon.
De nombreuses voix se sont aussi élevées sur la présence de la voiture donnant le tempo juste devant eux avec le temps affiché, du fait qu’elle produirait une aspiration en plus aidant l’athlète à fournir moins d’efforts.

Nike, pionnier de l’innovation ou dopage technologique?

La préoccupation majeure des sceptiques reste la chaussure développée par Nike pour la course.
Lors de l’essai de Monza, les marathoniens étaient équipés du modèle ZoomX VaporFly Elite constitué d’une plaque de fibre de carbone, censé rapporter un avantage de 4% sur la performance.

À Vienne, Nike a développé une version revisitée de cette chaussure pour Kipchoge qui s’appellerait l’AlphaFly et offrirait jusque 6% de bénéfice sur l’efficacité et l’économie de la foulée des coureurs grâce à la présence désormais de 3 lames de fibre de carbone tandis que les lièvres bénéficiaient d’une version améliorée de la première, appelée désormais ZoomX VaporFly Next%.

« Avec tout le respect que j’ai pour Kipchoge – qui est clairement le meilleur marathonien de tous les temps – mais quand une marque insère trois plaques de carbone et un coussin entre celles-ci dans une chaussure ce n’est plus normal. C’est un ressort et un avantage évident pour quiconque portant cette chaussure »

Ryan Hall, ex-coureur de semi-marathon, premier américain à faire un semi-marathon en moins d’une heure, à la suite du record réalisé par le Kényan.

L’IAAF, la fédération internationale d’athlétisme a par ailleurs ouvert une enquête afin de déterminer si les chaussures VaporFly Next% et AlphaFly développées par Nike procurent ou non un avantage déloyal pour les athlètes de la marque par rapport aux autres qui ne possèdent pas ces chaussures.

Il ne faudrait pas cependant réduire la performance du kényan à la simple possession de ces chaussures personnalisées car ce sont avant tout ses caractéristiques physiques et mentales hors du commun – seulement 10 personnes courent un marathon sous les 2 heures et 5 minutes actuellement sur Terre – qui lui ont permis de réaliser ce temps que le commun des mortels n’atteindrait pas, même avec ces fameuses chaussures controversées.

Avec cette prouesse sportive historique, qui restera sûrement longtemps gravée dans les mémoires et annales de l’athlétisme, Kipchoge, INEOS et son équipementier à la virgule ont peut-être écrit en ce 12 octobre 2019, le début d’une nouvelle page de ce sport.
Il ne reste désormais que la confirmation de ce chrono en course officielle.

L’application mobile myEfrei est enfin disponible !

L’application mobile myEfrei est enfin disponible !

À l’occasion de la sortie de l’application mobile de MyEfrei, ReName a pu s’entretenir avec la Direction des Systèmes d’Information de l’Efrei sur son développement. Voici leurs réponses.

Logo de myEfrei

À l’occasion de la sortie de l’application mobile MyEfrei sur Android et iOS en début octobre, l’équipe informatique de l’Efrei a voulu répondre à nos questions. Focus sur un projet de longue date qui permettra à chaque efreien d’être mobile avec son école.

ReName : Quand avez-vous commencé à la développer ?

DSI Efrei : L’étude a commencé à l’automne de 2018. Le développement a commencé en janvier 2019.

Comment avez-vous eu l’idée de créer l’application et à quel(s) besoin(s) était-elle censée répondre ?

L’idée de créer l’application répond aux besoins basiques des étudiants. Elle propose des fonctionnalités qui ne sont pas disponibles avec la version web de myEfrei, c’est-à-dire :

  • La consultation hors ligne des données (tel que l’emploi du temps ou les notes) grâce à un système de cache.
  • La possibilité d’avoir accès aux notifications en cas de modification de planning, pour les notes, les retards…

Quelle(s) technologie(s) avez-vous choisi pour développer l’application ?

Trois technologies se sont offertes à nous :

  • Nous aurions pu tout d’abord partir sur une PWA. C’est une technologie de Web Application qui est bien supportée sur Android mais de manière plus limitée sur iOS. De plus, la version actuelle de myEfrei n’est pas entièrement compatible PWA (myEfrei a été développé en Angular version 1.x). Une migration technique aurait donc été nécessaire.
  • Nous aurions aussi pu faire le choix d’une application hybride qui consiste à développer son application en langage web. Elle serait ensuite exécutée dans une WebView sur le smartphone. C’est une solution intéressante car le développement web avec un Framework est pratique et rapide. Cependant, l’application créée n’est pas aussi réactive qu’une application directement développée en langage natif.
  • Donc nous avons fait le choix de la développer en langage natif mobile. L’application est compilée et directement exécutée par l’OS (système d’exploitation) du téléphone. Elle possède un accès rapide à toutes les fonctionnalités du système car elle a directement accès aux API (interface de programmation d’application qui permet l’échange de données entre 2 logiciels). Cela nous paraissait être la solution la plus pertinente.

Avez-vous développé l’application en interne ou avez-vous fait appel à un prestataire externe ?

Après avoir fait le choix d’une application native, la stratégie adoptée était de fournir rapidement une solution opérationnelle pour les élèves reprenant les fonctionnalités indispensables de myEfrei. L’équipe informatique de l’école ne maîtrisait pas à l’époque le développement natif mobile. Le choix a été fait de faire appel à une solution standard largement éprouvée pour sortir rapidement une première application répondant aux besoins essentiels des élèves. Dans un second temps, une autre application proposant une expérience plus proche de celle proposée sur myEfrei web serait proposée.

Ainsi Efrei Paris a choisi la solution AppScho. Elle est considérée comme la référence dans le domaine de création d’applications pour les établissements d’enseignement supérieur (de nombreuses d’écoles l’utilisent). De plus Efrei Paris avait déjà eu plusieurs échanges avec AppScho via ses équipes. Ce prestataire est donc apparu comme une solution idéale afin de pouvoir disposer d’une première application rapidement.

Quand a commencé la bêta et quels problèmes avez-vous rencontrés lors de cette phase ?

La bêta a eu lieu avec une vingtaine d’étudiants entre mai et juin 2019. Elle a permis d’identifier différents bugs et de les corriger. Les problèmes qu’ont remontés les élèves étaient des soucis de notifications intempestives, des ajustements à effectuer au niveau des caches, ainsi que des problèmes de crash au début, surtout sur la version iOS. La bêta a permis de résoudre ces problèmes et d’améliorer la stabilité de l’app.

Quels sont les difficultés auxquelles vous avez été confrontés dans la phase d’étude et pendant le développement de MyEfrei ?

Une partie du développement ayant été externalisée, nous avons forcément moins de flexibilité par rapport à un projet dont le développement aurait été géré entièrement en interne. De plus, un protocole d’échange est nécessaire ce qui nécessite plus de temps. Par exemple, lorsqu’un bug est relevé par des étudiants, il faut le temps que les élèves remontent le problème au service informatique. Nous pouvons ensuite créer un ticket qui sera transmis au support de AppScho qui doit ensuite le traiter, puis déployer le correctif, etc. Cela peut donc prendre un temps nécessaire.

À quoi sert la partie messagerie ?

La partie messagerie permet d’envoyer des notifications push directement sur le téléphone des étudiants. Cela permet à l’administration de contacter les élèves rapidement et facilement. Nous pourrions l’utiliser en cas de nécessité, par exemple s’il y a une annulation de cours à la dernière minute pour notifier rapidement l’utilisateur. Bien évidement, l’école s’engage à ne pas l’utiliser de manière abusive.

Un exemple de notification émise par l’application myEfrei

Comment s’est déroulé le développement de myEfrei et quel est son fonctionnement ?

En ce qui concerne le développement de l’application : AppScho s’est occupé de la partie front-end. Il s’agit là de l’interface client tel que l’affichage des menus, la mise en page et le rendu des données dans l’application à partir des données transmises par l’école.

Efrei Paris a développé la partie back-end : les données des élèves sont stockées sur les serveurs de l’école. L’école a donc mis à disposition une API REST (API qui utilise des requêtes HTTP) pour pouvoir communiquer les données aux serveurs de AppScho. Elles sont ensuite directement transmises sur le terminal de l’élève.

Le travail important pour l’école a été d’établir une standardisation commune pour l’échange des données entre les systèmes informatiques d’Efrei Paris et d’AppScho. Pour que le système fonctionne correctement, les variables qui contiennent les notes par exemple devaient avoir le même nom et devait contenir les mêmes valeurs, les mêmes caractéristiques.

Notification de mise à jour sur l’application myEfrei

De plus le portail de connexion de l’application a aussi été développé par l’école. C’est le même système qui permet l’accès à myEfrei web (il fonctionne avec le protocole OAuth2). Cela permet de structurer les différents accès pour les utilisateurs et services afin de garantir qu’ils ne puissent avoir accès qu’aux informations les concernant.

En ce qui concerne le fonctionnement de l’application, on peut l’expliquer simplement.

Quand l’utilisateur actualise les données de l’application, son téléphone contacte les serveurs AppScho. Ces derniers envoient ensuite une requête aux serveurs d’Efrei Paris. Une fois que les données sont réceptionnées par les serveurs d’AppScho, elles sont transformées afin de permettre leur affichage sur le téléphone de l’élève, et sont transmises à l’application mobile qui les affiche. L’intérêt de ce fonctionnement est que aucune donnée personnelle des étudiants ne persiste sur les serveurs du prestataire.

Pourquoi certaines fonctionnalités tel que Moodle ou la PAVE ne sont pas disponibles dans l’application ?

Nous avons choisi une application standard, cela implique que l’application ne puisse pas disposer de toutes les fonctionnalités de la version web de myEfrei. En effet AppScho propose ses prestations à plusieurs écoles. Ce prestataire fournit des services essentiels et standardisés qui sont communs à toutes les écoles (tel que les notes, emploi du temps, absences…). Ainsi cette application n’a pas vocation à répondre à des demandes spécifiques telles que Moodle, la PAVE…

Screenshot de l’application sur iOS

Quels sont vos objectifs pour la suite de myEfrei ?

Nos objectifs pour la suite sont de proposer (à une échéance encore non définie) une application possédant des fonctionnalités spécifiques à Efrei Paris. C’est-à-dire, plus avancée en termes de fonctionnalités et plus proche de la version web de myEfrei.

Une nouvelle version de myEfrei Web sortira par ailleurs très prochainement. Elle consiste notamment en un changement du Framework utilisé, passant d’AngularJS à React. À la sortie de cette mise à jour, la structure du site web sera en React mais la majeure partie des fonctionnalités internes seront encore en AngularJS. Nous allons transformer le site web entièrement en React au fil du temps.

Dans la mesure où ces nouveaux outils permettent de décliner des versions web et mobile (React Native), nous n’excluons pas que la future app soit développée avec cette technologie.

React Native est un Framework qui permet de développer l’application en JavaScript. Lors de la compilation, le code est transformé en langage natif pour les OS mobiles Android et iOS.

Ainsi cette future version proposerait une intégration de toutes les fonctionnalités de myEfrei Web. Une intégration de Moodle est aussi fort probable.

Nous remercions l’équipe de la DSI de l’Efrei pour cette interview.

Et l’avis des étudiants sur myEfrei dans tout ça ?

À l’issue de cette rencontre avec la DSI, nous avons demandé vos retours sur l’application et voici ce que vous nous avez dit. Vos retours sur l’application sont plutôt positifs dans l’ensemble. Vous lui avez fait quelques reproches cependant. Par exemple, l’impossibilité d’avoir une vue par jour sur le calendrier qui propose une vue par semaine. Vous avez noté le manque de fonctionnalités présentes par rapport à la version web de myEfrei. Ces deux choses pourront être présentes seulement à partir de la nouvelle version.

Beaucoup d’entre vous déplorent la non-intégration de Moodle dans l’application. Quelques bugs ont aussi été remontés sur la version Android avec des déconnexions intempestives de l’application au démarrage qui oblige à ré-accepter les CGU avant de se connecter. Ces différents commentaires ont été remontés à la DSI de l’Efrei. Ils sont en cours de résolution.

Capture d’écran illustrant le bug de déconnexion intempestif

En attendant, nous espérons que cette application vous sera utile au quotidien à l’Efrei et remplira pleinement vos attentes.