CONFINEMENT – Premier jour de cours à distance

CONFINEMENT – Premier jour de cours à distance

La nouvelle s’est vite propagée. Le lendemain de l’élocution du président Macron, Nicolas Sicard, directeur des études, annonce que les étudiants de l’Efrei suivront des cours à distance.

Le jeudi 12 février dans la soirée, c’est l’euphorie. Les étudiants, les professeurs et l’administration de l’Efrei avaient les yeux rivés sur leurs téléviseurs. Emmanuel Macron annonçait dans un communiqué présidentiel l’interdiction des regroupements de plus de 100 personnes, ainsi que la fermeture des écoles.

Inutile de préciser que c’était l’euphorie dans toute la France parmi les étudiants. Ça l’était un peu moins pour l’administration de l’Efrei, qui se préparait déjà à une telle éventualité. Cependant, l’équipe reconnaît que l’annonce est arrivée plus tôt que prévue.

L’école est donc fermée aux élèves depuis ce lundi 16 mars, et le sera peut-être pour les permanents et l’administration si la situation évolue dans ce sens. Toute l’équipe pédagogique est mobilisée pour maintenir les cours.

Des visioconférences pour les cours à distance

Ainsi, il a été décidé de maintenir les cours à distance, grâce à Microsoft Teams. L’outil permet aux professeurs d’organiser des visioconférences aux élèves connectés. L’école a aussi privilégié l’utilisation de Moodle pour les ressources en ligne.

Cours à distance sur Microsoft Teams
Capture d’écran d’une visioconférence en cours de Base de Données

Comme prévu, il y a eu quelques soucis. Certains n’ont pas été ajoutés à leurs groupes, les professeurs avaient des problèmes de connexion et/ou de micro, et beaucoup de cours ont été décalés pour la mise en place du système.

Pour ce qui est des examens sur table, ceux-ci n’ont pas été maintenus. Chaque professeur verra en fonction de ses disponibilités pour organiser ses propres évaluations avec les technologies mises à disposition (Moodle, Teams, Outlook).

Compte tenu de la fermeture du campus à compter de ce lundi, je vous confirme que les examens sur table programmés la semaine prochaine, et ce jusqu’à nouvel ordre, ne pourront pas être maintenus.

Nicolas Sicard, directeur des études

Des associations qui tournent au ralenti

Beaucoup d’associations, quant à elles, devront vivre avec le confinement. Le mois de mars étant la période officielle des passations, les nouveaux bureaux n’ont pas de quoi commencer en beauté.

Pour FAP Efrei, les formations seront momentanément arrêtées, le centre d’accueil ayant été prévenu. Pareil avec Symbioz, les réunions seront annulées et le projet de cleanwalk (nettoyage des rues) est suspendu. SEPEFREI a fermé ses locaux au public mais continuera de soutenir les projets.

La Taverne du Troll a annulé son jeu du tarot prévu ce jeudi 19 mars, comme toutes les prochaines séances, mais des jeux en ligne (Loup Garou et Yu-Gi-Oh notamment) vont certainement être organisés.

Pareil pour Efrei Alumni qui a dû annuler la Remise des Diplômes, au grand dam de certains élèves ayant pris des billets d’avion pour y assister. Et parfois, même les assemblées générales de passation sont annulées, comme pour Efrei Sport Climbing.

Des solutions contre l’ennui

Les étudiants ont toutefois trouvé des parades contre l’ennui provoqué par le vide associatif. Internet n’étant pas annulé sauf mention contraire, les efreiens et efreiennes pourront jouer ensemble à des jeux en ligne. Quelques (rares ?) personnes étaient même en train de jouer tout en ayant la visioconférence de leur professeur à côté, afin d’attester de leur présence.

Petites soldes sur Steam

Toujours en rapport avec les jeux, Steam a organisé des mini soldes exceptionnelles. Origin a fait baisser le prix des Sims 4 à -75%. Pour les consolistes, beaucoup attendent déjà de se faire livrer leur précommande d’Animal Crossing sur Switch, qui devrait arriver si les livraisons ne sont pas suspendues.

Uber Eats participe aussi à l’effort national en offrant les frais de livraison sur ses courses avec le code DEJ1603 (peut-être que la promotion évoluera avec les jours). Netflix propose toujours plus de séries, dont l’iconique manga Beastars sorti en VOST.

Si manger, jouer ou regarder des séries vous ennuie toujours, vous pourrez toujours participer à l’effort collectif de MEMEFREI qui se réunit afin de publier une masse de mèmes. Vous pouvez aussi écrire un article pour ReName (placement de produit), ou sinon, parler à vos proches afin d’éviter l’isolement, ce qui peut être un peu déprimant.

L’image contient peut-être : texte
Mème de Giuseppe

Pour ce qui est hors-ligne, certains étudiants pourront avancer leur livre du cours de communication. Si par hasard vous n’avez pas pu recevoir votre commande à temps, il existe des sites de Torrent qui proposent ces livres en .pdf. Il suffit ainsi de les ouvrir avec Microsoft Edge pour les faire lire à voix haute.

Quoi qu’il en soit, il y a toujours beaucoup de choses à faire quand on est chez soi, en plus de suivre avec assiduité les cours en ligne. Espérons toutefois que la situation évolue positivement prochainement, afin que les étudiants de l’Efrei n’aient pas à passer l’intégralité de leurs études chez eux.

Départ de l’équipe 4L et Faons pour le 4L Trophy

Départ de l’équipe 4L et Faons pour le 4L Trophy

Le 4L Trophy, ce rallye humanitaire étudiant, en est à sa 23e édition. L’équipe 4L et Faons de l’Efrei a sorti sa plus belle Renault 4L de 1988 pour parcourir les 6500km de l’épreuve mondiale

Le 4L Trophy est un rallye humanitaire réservé aux étudiants de 18 à 28 ans. Depuis 23 ans, l’événement invite des milliers de vieilles bagnoles à parcourir des milliers de bornes dans un but solidaire. Cette édition 2020 relie Biarritz à Algeciras en Espagne, puis direction Merzouga dans le Maroc avant d’arriver à Marrakech.

Cette année, un seul équipage aux couleurs de l’Efrei parmi les 1065 autres. Louis Lefevre et Boris Lours Riou, en M2 IT for Finance, ont embarqué dans une Renault 4L Sinpar à 4 roues motrices (1988) et vont relever le défi. Les coéquipiers des 4L et Faons sont actuellement en route pour leur premier 4L Trophy de leurs vies.

4L et Faons et quelques milliers de 4L
Plus d’un millier de 4L pour le départ à Biarritz – Photo : 4L et Faons

Les deux coéquipiers se retrouvent aujourd’hui à Salamanque. Ils ont décidé de faire une étape entre Biarritz (ville de départ) et Algeciras, en Espagne, où ils prendront un ferry (le Tanger Med) direction le Maroc.

Un rallye avant tout humanitaire pour 4L et Faons

Une fois arrivés au Maroc, ceux-ci iront à Merzouga pour faire don de fournitures scolaires et sportives. L’association en bénéficiant sera les Enfants du désert. Ils ont pu récolter près de 650€ de dons et de fournitures sur une cagnotte Leetchi.

À l’issu de leur parcours, les deux efreiens rejoindront Marrakech pour une ultime soirée dans un hôtel de prestige. Le premier mars, ceux-ci se verront remettre leur prix lors d’une soirée avec leurs confrères de 4L.

C’est 6000 kilomètres de bonheur, d’aventure, de souvenirs et de péripéties. […] L’ENTRAIDE ! C’est une des valeurs essentielles du 4L Trophy !

L’équipe 4L et Faons

La course se veut avant tout solidaire, non seulement pour l’association qu’ils comptent soutenir, mais aussi entre coéquipiers. À titre d’exemple, au matin du jeudi 20 février, une durite de la Renault de l’équipe était cisaillée. Un mécanicien s’est alors déplacé au bord de l’autoroute pour leur réparer tout ça.

4L et Faons et leur Renault
La Renault Sinpar au top départ – Photo : 4L et Faons

Il reste encore plus d’une semaine pour l’équipe avant d’atteindre son but : Marrakech. Ce challenge est pour eux que du bonheur. Par ailleurs, l’association 4L et Faons compte recruter de futurs trophistes « en quête d’aventure et de solidarité internationale » . N’hésitez pas à suivre leur aventure et à les soutenir sur leur Instagram : 4l.et.faons !

Les bonnes résolutions de deux mille vins

Les bonnes résolutions de deux mille vins

Nota bene : cet article sur l’alcool étudiant a été présenté dans le projet du numéro santé 2020. Vous pouvez consulter l’intégralité du numéro à ce lien.

Pour rappel : L’alcool, également appelé éthanol, est une substance obtenue pas la fermentation de fruits pour le vin, du grain pour la bière ou encore de tubercules pour la vodka. La quantité d’alcool pur contenue dans une boisson alcoolisée est indiquée sur l’étiquette de la bouteille, en degrés (°) ou en pourcentage (%) pour 100 ml.

Plus le degré est élevé, plus la boisson est concentrée en alcool pur. Ainsi, pour une boisson à 12° ou 12%, 100 ml contiennent 12 ml d’alcool pur.

Après consommation, l’alcool passe rapidement dans le sang, par absorption au niveau de l’intestin grêle. La concentration d’alcool dans le sang est maximale au bout de 45 minutes si l’alcool est bu à jeun et au bout de 90 minutes s’il est pris au cours d’un repas. De là, il est transporté en quelques minutes dans tout l’organisme (notamment le cerveau).

L’alcool et son impact sur un étudiant français

En France, bien que notre consommation d’alcool tende à baisser, l’alcool aurait été responsable de 41 000 décès en 2017. Par « responsable », cela entend les maladies liées à l’alcool, mais également les accidents que cela entraîne (accidents de la route à cause d’un conducteur en face qui a trop bu, ou même de son propre pote qui conduit en état d’ivresse…). 3 victimes sur 4 sont des hommes.

LIRE AUSSI : Les bienfaits d’une activité sportive chez l’étudiant

Mais avant d’être un danger pour les autres ou pour soi, l’alcool est une tradition pour nous les français. Dans le pays du vin, quoi de plus naturel que de boire un coup entre ami ? Dès notre plus jeune âge, on nous incite à boire de l’alcool.

Que ça soit les parents, notre oncle ou même les amis, la pression sociale autour de l’alcool est partout. Même les pubs s’y sont mises ! Si vous avez été à Villejuif de novembre à décembre, vous aurez sûrement remarqué que 2 panneaux publicitaires sur 3 (oui j’ai vérifié) étaient consacrés à l’alcool. En tout cas si vous n’y avez pas fait attention, nul doute que votre cerveau lui y a pensé inconsciemment.

Une tradition chez les jeunes

La banalisation de l’alcool est telle que nous consacrons des jeux pour en boire en s’amusant (beer-pong, jeux de cartes etc…). On imagine difficilement une soirée sans alcool.

Une personne qui ne boit pas en soirée est souvent catégorisée de cassos, de personne qui ne profite pas de la vie. Comme si boire comme un trou et finir par terre était un signe de réussite.

Ce phénomène est surtout présent chez les hommes, qui ont besoin de se sentir « fort ». La résistance face à l’alcool est souvent une preuve de puissance. Si on tient bien l’alcool, alors on est plus viril. L’alcool entraîne une dépendance et une accoutumance, et souvent, bien tenir l’alcool n’a rien de viril, au contraire.

Alcool et boisson énergétique, le duo maléfique

De plus en plus de jeunes mélangent l’alcool avec des boissons énergisantes. Ces dernières ont pour conséquence d’augmenter la tension artérielle et son shoot de caféine atténue les sensations d’ivresse, ce qui entraîne une consommation encore plus importante d’alcool.

Les dangers liés à l’alcool étudiant

Une étude intéressante a été faite aux États-Unis pour mesurer les dangers causés par les drogues pour soi-même et pour les autres. Les résultats parlent d’eux-mêmes.

Les préjudices causés par différentes drogues

L’alcool légal, est-ce un choix cohérent ?

En France, l’alcool est légal à partir de 18 ans. Pourtant, une grande partie des gens en consomment bien avant cet âge. Nous sommes dans un pays ou l’alcool est légal malgré tout, alors que d’autres drogues, comme le cannabis, ne le sont pas (cherchez l’erreur).

Pourtant, les dangers liés à l’alcool sont connus depuis longtemps comme étant très dangereux. Cette illustration parue dans « Le Monde » en 2010 le met très bien en lumière.

Bien que l’alcool étudiant fasse partie de notre culture et que nous sommes régulièrement influencés d’en consommer, il est de bon conseil de se détacher de cette norme empoisonnante et de repenser notre façon de s’amuser sans mettre notre vie et celle des autres en dangers.

MasterClass 2020 avec le co-fondateur de VLC

MasterClass 2020 avec le co-fondateur de VLC

Lundi 27 janvier à 18h30, le co-créateur de VLC fait une conférence en Grand Amphi. Le service communication de l’Efrei a convié Jean-Baptiste Kempf pour la 2e MasterClass de l’Efrei. Une trentaine de personnes sont venues assister à l’événement.

Organisé par l’Efrei, cette rencontre avec le créateur du célèbre logiciel VLC a attiré plus d’une trentaine de curieux et curieuses au Grand Amphi. Jean-Baptiste Kempf, révélé au grand public lors d’un interview avec Konbini, a donné une conférence sur l’histoire du logiciel le plus téléchargé au monde. Sabri M’barki, le comédien de l’Efrei, a aussi été invité pour animer la 1ère MasterClass de l’année. Seb Andréa, quant à lui, était le photographe de la soirée.

Sabri M’barki (gauche) et Jean-Baptiste Kempf (droite) au pupitre (Photos : Seb Andréa de la communication)

Du haut de ses 36 ans, de son côté geek et de sa passion pour les poneys, Jean-Baptiste Kempf est un redoutable pionner dans le monde de l’open-source. Sa session, longue de 1h30, racontait l’incroyable histoire du projet VLC. Son co-créateur a su captiver l’audience du début jusqu’au moment des questions. Quelques personnes présentes en ont aussi profité pour aller à sa rencontre à la fin de la session.

L’histoire de VLC

Dans les années 60, l’école Centrale déménage à Clermont-Ferrand (dans le centre, petit jeu de mot) pour avoir plus de place. Ça n’a pas du tout plu aux anciens élèves de l’école. Ils achètent donc un terrain à Châtenay-Malabry dans les Hauts-de-Seine (92). Le campus est alors géré par les étudiants et des associations, dont le réseau interne.

La technologie de l’époque reposait sur le token ring : un utilisateur qui voulait envoyer un message le faisait par paquets en anneau. La latence était monstrueuse, et les jeux en FPS comme Doom en pâtissaient. Lorsque les étudiants ont demandé un meilleur réseau, l’école les a renvoyés vers ses partenaires. Ils se sont alors tournés vers Bouygues.

On aimerait bien vous aider pour le réseau… Mais allez voir nos partenaires car il nous appartient pas vraiment

L’admin du campus de Châtenay-Malabry à l’époque

L’entreprise voulait améliorer son service d’envoi d’images par satellite. Il leur fallait un réseau pour recevoir la télévision, grâce à du décodage en temps réel. Ils ont alors proposé Network 2000 (car tout ce qui avait 2000 dans son nom était cool à l’époque). Ils ont ainsi pu faire une démonstration avec pour résultat 2ms de latence. Un exploit, avec un ordinateur sous Linux n’ayant presque rien en RAM. Ils ont alors pu upgrade leur réseau, mais l’équipe derrière le projet a souhaité le poursuivre pour le grand public.

Pourquoi VLC existe ?

En 2001, VLC ou VideoLan Client, devient officiellement open-source. C’est dans un contexte de codecs propriétaires et de diffusion multimédia à réinventer que le logiciel est créé. Son principal concurrent, Windows Media Player, ne fournit que très peu de codecs et les autres sont payants et non libres. VLC, et son co-fondateur Jean-Baptiste Kempf, avaient pour ambition de changer le jeu.

Vint alors l’occasion de faire le logo du logiciel, un cône orange venu d’un délire étudiant récurrent. C’était aussi l’occasion de se démarquer des autres services (bouton play, pellicule de film, note de musique…).

L’i-cône-ique logo de l’organisation VideoLAN

Le programme promet d’être multi-plateforme (Mac, Windows, Linux, Android, Symbian… Et même OS/2) et multi-codecs. Dans une période d’avènement du piratage (eMule, LimeWire, Napster…), un lecteur multimédia universel était le bienvenu.

De l’open-source pour le premier logiciel mondial

Bien que ce ne soit plus le cas aujourd’hui, faire son logiciel en open-source était bien coté. Rendre le code source accessible au public a permis à VLC de devenir le logiciel le plus téléchargé du monde. Jean-Baptiste Kempf annonce les chiffres affolants de 1 million de téléchargements quotidiens pour 3,2 milliards de téléchargements sur son site.

Jean-Baptiste Kempf présente le fonctionnement de VLC (Photo : Seb Andréa)

Son développement, bénévole, s’est fait grâce à 800 contributeurs, dont 150 par année. 10 personnes sont au cœur du projet. Il y a 10 ans, cette association créée pour améliorer les connexions réseau entre joueurs en est à près de 15 millions de lignes de code, dont 1 million sans ses bibliothèques. Toutefois, le projet reste un « wrapper autour d’un framework » . Si on le compare avec Linux (30 millions de lignes de code), VLC reste humble.

Vous pouvez tous faire un OS. Linus Torvalds, créateur de Linux, l’a fait en 5 ans. On peut tous en faire un, aussi petit soit-il.

Jean-Baptiste Kempf à propos du nombre de lignes de code de VLC

libVLC, la librairie derrière VLC créée en 2001, a été portée en l’espace de 2 mois sur MacOS et Windows. Les fondations du projet sont elles aussi en open-source. Les contributeurs communiquent en chat IRC, utilisent PHP BB pour le forum et partagent leur code avec GitLab.

VLC, le logiciel le plus complet au monde

Jean-Baptiste Kempf se vante d’être à la tête d’un projet codé en « C– » . La plupart des structures du projet sont anonymes, et l’héritage est utilisé à foison. La raison : dans les années 98, le C++ étant effroyablement lent, séparer le corps du reste du code était une solution d’optimisation. « La compilation ne se fait que sur un module et pas sur l’ensemble » , nous affirme-il.

Photo : Seb Andrea

VLC étant basé sur la disponibilité réseau, il a parfois des « fonctionnalités débiles » . On peut commencer par la fonctionnalité Remote desktop. « À quoi ça sert ? À rien » , nous dit avec autodérision le maître de conférence. Tout comme l’option mosaïque qui montre simultanément 20 flux vidéos, le support du karaoké (très prisé au Japon), le MIDI… On peut même voir une vidéo en ASCII art, grâce à la libCaca. Le logiciel est aussi compatible avec l’Apple Watch, « mais c’est inutile car il n’a pas le droit d’être dans l’App Store ».

La version 3.0, dernière en date

La dernière version, la 3.0, a bénéficié d’une énorme refonte. « C’est une update importante, ayant pour principal but l’unification mobile/desktop » . Elle représente environ 18.000 commits sur le GitLab officiel.

Capture d’écran de VLC 3.0.0 sur Windows 10

L’une des principales difficultés était le rendu de texte pour les sous titres. Par exemple, le Malayalam, de l’état du Kerala, consiste en la fusion de deux caractères. D’autres langues, notamment l’arabe, se lisent de droite à gauche, ce qui ajoute de la complexité aux sous-titres.

L’une des petites anecdotes est celle de Salah, un contributeur vivant à Alep Est, ayant 2h d’internet et d’électricité par jour. « J’aimerais contribuer car je me fais chier » , dit-il à la team. Il a été accepté, et 6 mois après aucun signe de vie, il envoie un patch pour le rendu en arabe. « Le code est crado, mais ça se nettoie » .

Content du résultat, Jean-Baptiste Kempf lui propose alors l’hébreu, une autre langue bidirectionnelle. Il réalise son erreur : « je demande ça à un mec en train de se faire bombarder en Syrie » , mais celui-ci accepte. Finalement, très content de son travail, l’équipe lui demande ce qu’il voudrait. Celui-ci répond simplement : « J’aimerais un mail en @videolan.org » .

Le futur de VLC

VideoLan concentre aujourd’hui ses efforts sur la version 4.0, voulant refaire l’intégralité du logiciel en interne et en externe. Quelqu’un du public, face à une capture d’écran du futur logiciel, s’exclame : « C’est ARCHI beau » .

Photo : Seb Andrea

L’équipe travaille aussi sur de nombreux projets, comme le lancer dans un navigateur avec VLC.js grâce au projet Web Assembly. « C’est lent, mais ça marche » . Il est aussi question de sandboxer chaque couche de VLC pour éviter les failles, ce qui n’est pas simple car VLC a besoin de nombreux éléments d’action. Un projet ayant réalisé ça est Chromium, qui compte énormément de modules.

Mais pour ce qui est de la rémunération, VLC étant à but non lucratif, l’équipe a adopté un modèle B2B. Par exemple, Free a financé le port du moteur sur leur box, et YouTube a pu collaborer avec eux sur le développement de codecs.

VLC est un projet open-source, c’est pourquoi n’importe-qui peut travailler dessus. Que ce soit pour la traduction (même pour le Corse !), pour les modules ou pour les ports sur mobile, c’est une immense équipe qui est derrière le projet.

Jean-Baptiste Kempf veut rassurer, dans le monde du travail, n’importe-qui a ses chances. C’est la théorie des avantages comparatifs : personne ne sait rien faire. Avec plus d’un million d’étudiants sur le marché, « personne ne vous attendra » . Pour lui, aucun projet, aucune start-up n’a de succès avec la chance. Seul le travail porte ses fruits.

Les bienfaits d’une activité sportive chez l’étudiant

Les bienfaits d’une activité sportive chez l’étudiant

La pratique d’une activité sportive pour un adulte et encore plus pour un étudiant est essentielle à un style de vie équilibré tant bien au point de vue physique que mental. Nous allons ainsi évoquer quelques bienfaits d’une activité physique chez l’étudiant.

Nota bene : cet article a été présenté dans le projet du numéro santé 2020. Vous pouvez consulter l’intégralité du numéro à ce lien.

Le sport comme loisir mais également comme maintien d’une bonne hygiène de vie

Le passage du lycée à la vie étudiante peut être compliqué à gérer pour bon nombre d’étudiants tant le nombre de changements dans les responsabilités grandit de plus en plus.

Le sport étudiant pratiqué comme un loisir pour certains d’entre eux ou en compétition pour d’autres, reste pour la plupart un moyen de s’amuser et ainsi de s’échapper pendant quelque temps de la réalité. L’activité physique permet de lutter contre le stress et l’anxiété que les étudiants subissent au quotidien avec leurs études mais aussi contre les maladies notamment cardiovasculaires.

La mise en place d’associations sportives étudiantes comme le Bureau des Sports (BDS) à l’EFREI, Hock’Efrei mais encore Efrei Sport Climbing et bien d’autres permet à ces étudiants de découvrir de nouveaux sports et activités de façon plus accessible et partager des moments forts avec ses camarades étudiants également.

Illustration : Hock’efrei

Il est également bon pour l’étudiant de faire du sport dans la mesure où le dépassement de soi et l’intégration sociale, quel que soit le type de sport pratiqué, sont des valeurs qui seront importantes dans sa future vie professionnelle.

Avoir une activité physique lutte contre la sédentarité et bienfaits sur l’appareil cardiovasculaire

Les médecins de par les différentes études réalisées sur la dépense énergétique conseillent une activité physique régulière de 30 minutes minimum de marche par jour au moins 5 fois par semaine.

Cette recommandation veut contrer la tendance actuelle de la société qui voit une augmentation du pourcentage de la population se sédentarisant.

Au fur et à mesure que les nouvelles technologies se développent, on observe que les nouvelles générations se déplacent de moins en moins et adoptent de nombreux comportements physiquement passifs : travail sur l’ordinateur, jouer aux jeux vidéo, regarder la télévision et se balader sur les réseaux sociaux.

Le temps passé devant les écrans devient désormais très important dans la journée et la vie des jeunes adultes. C’est pour cela que l’activité physique est un bon moyen de contrer ces habitudes qui tendent à se transformer en addiction chez certains étudiants.

Illustration : Mohamed Hassan

Au niveau physique, le sport permet entre autres de faire travailler le métabolisme avec ses muscles (volume, force, puissance…), permet de prévenir certaines dégénérescences cellulaires et tissulaires et augmente les capacités cardiaques et respiratoire de l’adulte ce qui, à long terme, entraîne une augmentation de l’espérance de vie du sportif.

En conclusion, bien que l’activité physique semble nécessaire au bien-être physique et mental d’un étudiant et lui permet d’entretenir son organisme en conservant une bonne hygiène de vie, il est néanmoins conseillé d’associer cette activité à une dose de sommeil correcte et une alimentation équilibrée et variée pour bénéficier des avantages de la pratique sportive.

Qui se cache derrière esigetel.rip ?

Qui se cache derrière esigetel.rip ?

Début octobre 2017, c’est officiel : l’Esigetel n’est plus. La fusion entre l’Efrei et l’Esigetel pour donner Efrei Paris a déchaîné les passions. Au point où quelqu’un paie actuellement un nom de domaine pour une blague, esigetel.rip. Le mystère quant à son créateur est à son paroxysme. Qui est derrière ce délectable site internet, et qu’en est-il de la pérennité de cette farce ? Une enquête signée ReName.

Le 11 octobre 2017, le Groupe Efrei annonce officiellement avoir fusionné Efrei et Esigetel pour ne former qu’un : Efrei Paris. L’annonce a eu son effet : fusion de A.I. Efrei et A.A.E Esigetel en Efrei Paris Alumni en décembre 2018, nombreux mèmes sur le groupe MEMEFREI, et en prime, un site internet parodique créé par un mystérieux auteur : https://esigetel.rip.

Le site internet fut créé le mardi 10 octobre 2017 à 12h44 pour être précis. Pas de whois disponible pour le confirmer, mais plutôt son auteur, le président du BDE Overlord, Abel Derderian. « Je l’ai pas fait seul, je l’ai fait avec une autre personne. […] Je lui ai demandé, il est ok pour l’article » , nous dit-il. Quelques recherches approfondies ont permis à l’équipe de ReName d’en retrouver ses auteurs.

Esigetel.rip.rip ?

Récemment, le site est revenu à la surface après qu’un membre du groupe Facebook MEMEFREI ait découvert un problème du site. Celui-ci annonce l’arrivée d’esigetel.rip.rip, mais Abel veut rassurer : c’est une simple mauvaise configuration. En ajoutant le préfixe www à l’URL, le site ne montrait qu’un message d’erreur. Depuis, la petite coquille a été réglée.

Un .gif, quelques fautes d’orthographe, et ça donne esigetel.rip

Capture d’écran du célèbre site internet

Le concept du site internet est assez simple. Un .gif d’une personne en train de pleurer en boucle (source inconnue), une vidéo YouTube qui ne se joue pas en musique de fond, un script Google Analytics pour compter les visiteurs et le tour est joué. En moins de 40 lignes de code, le site a été publié la journée de l’annonce officielle.

C’est un petit site marrant qui a dû prendre entre 2 et 3 minutes à faire. Mon comparse a écrit les quelques lignes d’HTML du site à l’arrache et moi je me suis occupé d’acheter le nom de domaine, faire les configurations, le certificat SSL et la mise en ligne du site. On a eu l’idée en amphithéâtre, on est rentrés à la pause pour le faire, ça a dû nous prendre moins de temps que nous faire à manger.

Abel, co-créateur du site

Dès sa publication, le site a fait le tour des messages privés pour amuser quelques comparses de ses créateurs. L’administration a même ri de la petite blague. Le site est d’ailleurs open-source, son repo étant hébergé par Github.

L’avenir de ce site je-m’en-foutiste

Aujourd’hui, le site représente une dizaine de visites par mois. Même s’il coûte une quinzaine d’euros à entretenir par an, Abel est prêt à y mettre le prix. Néanmoins, avec le temps, la blague risque de s’oublier et son site pourrait disparaître avec, et laisser place à une adresse URL libre. Le cycle de la vie.

Ça se trouve, quelqu’un repassera dessus de temps en temps

Abel

Depuis sa création, aucune attaque n’est à déplorer. Le site est en HTTPS, et bénéficie même d’une petite protection. Pas de quoi inquiéter l’avenir de ce site aux quelques visites ponctuelles. « Il n’aura jamais besoin d’évolution. Sauf si Esigetel revoit le jour » . Les normes de sécurité pourront évoluer, mais cette capsule temporelle restera gravée dans le temps. Un peu comme un vieux site à l’extension free.fr.

Abel veut rester clair quant aux intentions du site. « Il n’y a aucune moquerie, aucune méchanceté envers les teliens. Ça reste une blague et qu’il n’y aucun manque de respect à y voir » . Juste un site à la mémoire d’un petit prince parti trop vite.